Le bouquetin des Alpes, un animal mythique

Il revient de loin !

Qui n’a jamais été émerveillé par le spectacle d’une harde de bouquetin à flanc de falaise ? Mais il s’en est fallu de peu pour que cet animal des Alpes ne disparaisse totalement au XIXième Siècle.

En effet, en 1850, il n’en restait plus qu’une centaine dans toutes les Alpes (de la France à la Slovénie). La chasse au fusil a complètement décimé les populations des Alpes.

Fort heureusement, la protection nationale de l’espèce s’est faite, en France, par l’arrêté du 17.04.1981. Et grâce à cela, la population compte aujourd’hui environ 30 000.

Un peu de biologie

Le bouquetin vit sur les pentes escarpées, au soleil. Il est très à l’aise dans les rochers grâce à ses sabots souples, très adhérents. Et, en cas de danger, il se réfugie dans des barres rocheuses.

En hiver, il se déplace difficilement dans la neige, alors il reste dans des endroits raides, orientés plein sud, où la neige reste peu.

Le bouc, l’étagne, l’éterlou, l’éterle et le cabri

Le mâle du bouquetin se reconnaît par ses grandes cornes impressionnantes. Elles peuvent atteindre un mètre de long et sont très lourdes ! Celles des femelles sont plus courtes.
Mais le bouquetin ne naît pas avec ses cornes sur la tête : elles se développent et grandissent au fur et à mesure qu’il vieillit.
Sur le devant des cornes se trouvent des « bosses » nommées anneaux de parure. Ce ne sont pas ces bosses mais les stries qui permettent de connaître l’âge des bouquetins, un peu comme les cernes d’un tronc d’arbre !

On parle de cabris pour les très jeunes, d’éterlous ou d’éterles pour les mâles et femelles âgés d’un à deux ans, puis de boucs pour les mâles et d’étagnes pour les femelles adultes.

Sous haute surveillance

Pour mieux connaître leurs déplacements, on équipe certains bouquetins de colliers-GPS depuis quelques années. Ils permettent de savoir où ils se trouvent et comment ils se déplacent. On profite des captures effectuées pour leur poser les colliers, leur faire des prises de sang et vérifier leur état de santé.

Où les voir dans le Beaufortain ?

Avec un peu de courage, vous pourrez admirez ces majestueux habitants de la montagne. Tout le secteur autour de la Pierra Menta est leur terrain de prédilection. Alors pourquoi ne pas chausser vos chaussures et partir avec moi pour le lac et le refuge de Presset !? Nous pourrons passer une soirée à les observer autour du refuge.