Pendant plusieurs milliers d’années, cet objet qu’est la raquette a été indispensable à la vie dans les contrées enneigées

Le matériel actuel est très simple d’utilisation,

très maniable et relativement léger. Grâce à ça, la raquette à neige est une activité accessible au plus grand nombre. Elle ne requiert aucun niveau technique préalable. D’autant que la randonnée raquettes aux Saisies est relativement facile car le relief est peu pentu. Mais revenons sur l’histoire de cet instrument de déplacement.

Certains animaux aussi ont des raquettes à neige naturelles sous les pattes !

Bien sûr, avant que les hommes ne fabriquent ces « outils » de déplacement, les animaux avaient, eux aussi, développé des adaptations leur permettant de se déplacer sur la neige. Le lièvre variable a des pattes plus grosses, qui plus est avec des poils qui augmentent la surface de portance. Le lagopède a des plumes sur ses pattes. Le Tétras lyre développe, à l’automne des ergots sur ses pattes afin d’augmenter leur largeur…

Il y a 10 000 ans, les premières raquettes à neige !

Faites de branchages et de bois au départ, elles permettaient aux peuples de contrées enneigées de se déplacer, de chasser, trapper et découvrir de nouveaux espaces.Toute une science instinctive pour répartir efficacement le poids du corps sur un manteau neigeux inégal. Des gravures rupestres datées de 8 à 10 000 ans en sont le témoignage.
En Europe du nord, il y a environ 4500 ans, on trouve la trace d’outils grossiers utilisés pour se déplacer sur la neige. À base de tressage de branches et végétaux ou de planches grossières, ces outils évoluent ensuite vers des sortes de patins à neige ou tables glissantes. Plus tard, on leur donnera le nom de skis ou de raquettes !

 

Dans les pays du Nord

On retrouve l’utilisation de souliers à neige chez tous les peuples du grand nord qui les utilisaient pour relever les postes de trappes (pièges).
Aux 15e et 16e siècles, les voyages de jacques Cartier en Acadie (Canada), contribuent à l’utilisation de ces souliers à neige qu’ils vont appeler raquettes à cause de la ressemblance avec celles qui servent au jeu de Paume (la rachète).
Les français seront les premiers blancs à utiliser ces raquettes : pionniers et coureurs des bois, commerce des fourrures, colons et même les militaires qui, grâce à l’avantage que donne la raquette, vont ferrailler dans les camps anglais…

La raquette à neige, un outil qui s’adapte !

Essentiellement fabriquées avec du bois, des végétaux ou encore des tendons et peaux d’animaux tués à la chasse. Qualité de la neige, reliefs et accidents du terrain, pentes, influenceront la raquette qui prendra des formes différentes selon les endroits où elles devaient servir. Les raquettes à neige sont alors présentes partout dans le monde.

La raquette à neige, un outil très technique

Deux mois avant sa conquête du Mont Blanc en 1786, Jacques Balmat, utilisera des raquettes alors que le ski n’existe pas encore !

Années 80, la raquette à neige devient une activité de loisirs

Dans les années 1970 elle commencera à se défaire de son image vieillote. Dans les années 1980, l’utilisation de l’aluminium puis du plastic injecté sous pression va changer la donne.
La technique s’améliore : fixations variées selon les chaussures, rotation du pied, crampons. Vint ensuite la plaque articulée sur laquelle la chaussure est fixée.

Il faut attendre 1981 et la création de TSL au coeur des Alpes à Thônes (France) pour voir la première révolution du produit. TSL s’inspire d’une raquette à neige en bois pour la fabriquer en matière plastique. C’est ainsi que la JCB, premier modèle destiné à la pratique loisir et sportive, est née.

De nombreux modèles voient le jour. Toujours plus techniques, légères et adaptées aux différentes pratiques hivernales.

L’essor de la randonnée en raquettes à neige est très rapide. Environ 120 000 paires sont vendues en 2005 en France, pays le plus dynamique en la matière.